Les « briques smiley » : l’engagement d’Aide et Action contre le travail des enfants

 

À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, Aide et Action rappelle l’importance d’agir contre ce triste phénomène. Aujourd’hui plus de 150 millions d’enfants dans le monde sont contraints à travailler de longues heures pour une rémunération minimale, voire inexistante.

Plus grave encore, passant toute la journée sur un chantier ou dans une usine, ces enfants n’ont pas le temps d’aller à l’école et par conséquent ne reçoivent aucune éducation. Cela empêche non seulement leur bon développement en tant qu’enfants mais a également de graves conséquences sur leur avenir. Voilà pourquoi Aide et Action s’engage sur ce thème, notamment dans des briqueteries en Inde où nous accueillons des enfants migrants dans des centres spécialisés.

Pour agir contre le travail des enfants il est nécessaire d’intervenir à tous les niveaux. Aux enfants concernés il faut offrir une alternative à la vie de jeune travailleur, idéalement en les accueillant dans des centres spécialisés où ils ont accès à une éducation, une alimentation saine et des services de santé adéquats. Il faut convaincre les parents qu’il est plus important pour l’avenir de la famille de permettre à leurs enfants de recevoir une éducation que d’avoir le peu d’argent qu’ils reçoivent pour le travail de leurs enfants. C’est grâce à l’éducation que ces enfants pourront sortir de la pauvreté !

À travers un travail de plaidoyer, il faut également sensibiliser les institutions politiques à la nécessité d’agir contre le travail des enfants. Enfin, il faut aller directement à la rencontre des employeurs pour les convaincre qu’il existe bien des alternatives aux enfants travailleurs. En effet, permettre à ces derniers d’accéder à une éducation plutôt que de les faire travailler peut même être économiquement bénéfique à long terme pour l’entreprise puisqu’elle aura accès à une main d’œuvre davantage qualifiée. En même temps, les parents seront également plus productifs en sachant que leur enfant est dans un centre éducatif plutôt que dans l’environnement souvent hasardeux de son lieu de travail.

Tous ces aspects sont mis en œuvre par Aide et Action dans le cadre de son projet « Un havre pour les migrants : santé et éducation pour les enfants migrants en Inde » et plus précisément à travers le concept de « briques smiley ». Pour créer ce concept, nous nous sommes associés à plusieurs groupes de production de briques qui ont décidé d’arrêter d’utiliser les enfants travailleurs. Pour symboliser ce choix, les briques produites par ces entreprises ont la particularité d’arborer un smiley gravé ainsi que le nom de l’entreprise productrice. Ce smiley, symbole du bonheur d’un enfant, indique que la brique n’a pas été fabriquée par un enfant et que le groupe s’oppose à l’exploitation des enfants migrants.

Cette action est vouée à s’étendre et, selon Sanjeev Kotnala d’Aide et Action Inde, atteindra son impact maximal, c’est-à-dire la disparition pure et simple des enfants travailleurs dans le pays, lorsque toutes les marques auront adopté le système des « briques smiley ». Il est tout à fait possible d’y parvenir, et les avancées sont déjà pleines de promesses.

En Suisse, notre projet pour les travailleurs migrants indiens est soutenu par Fengarion, plateforme de crowdfunding. Vous pouvez visiter la page du projet sur Fengarion à cette adresse.