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BENIN
          PROGRAMME | PAYS| EQUIPE 
Le Programme Bénin a été ouvert en 1993. Hormis le Bureau de la Représentation situé à Cotonou dans la capitale économique, Aide et Action Bénin intervient dans huits communes du département de l'Atlantique, au sud, et dans six communes des départements de la Donga, de l'Atacora et du Borgou, au nord.
La démarche d'intervention du programme est sous-tendue par des options stratégiques en adéquation avec le processus actuel de décentralisation au Bénin mais aussi par une stratégie de développement des ressources suffisantes pour la cause de l’éducation au Bénin :  
 
- L’accès, la qualité et la pertinence de l’éducation avec un accent particulier sur la petite enfance, l’éducation primaire et les alternatives éducatives.
Le développement des partenariats multiples 
- Le développement d’une stratégie de plaidoyer et influence
- Le renforcement des capacités des organisations d’acteurs, des partenaires et des ressources internes à Aide et Action Bénin.
- La promotion d’une véritable culture du développement local qui privilégie l’approche holistique et les mécanismes de pérennisation.
 
Programme de soutien dans les camps de réfugiés

Depuis les Etats Généraux 2004, Aide et Action soutient l’éducation des réfugiés sur trois sites proche du Togo : Kpomassé, Comé et Agamé.
En partenariat avec l’ONG Right To Play, l’Unicef, le HCR ou Plan Bénin, l’association apporte son financement et son expertise en éducation : achat de mobilier, formation d’animateurs et fourniture de matériel didactique.  Les réfugiés viennent de différents pays : Congo Kinshasa, Congo Brazzaville, Nigeria, Rwanda et bien sûr Togo.

Car les problématiques de l’abri et de la nourriture ne sont pas les seules, notamment au regard du nombre d’enfants présents. Pour qu’ils deviennent des adultes autonomes et pacifiques, un travail est nécessaire. D’où l’idée de créer un environnement moins « dur », à l’aide de jeux et d’école…une vie ordinaire dans des conditions d'extrème précarité.

Sur le site de Kpomassé, les réfugiés sont des « anciens ». A Comé et à Agamé, la plupart sont arrivés récemment. Pour le Togo, Aide et Action et l’Unicef ont anticipé l’exode. Dès les élections présidentielles en avril dernier, un plan de contingence a été développé pour accueillir jusqu’à 75 000 réfugiés sur les trois sites. Dans la réalité, « seuls » 22 000 ont officiellement traversé la frontière béninoise (source HCR/10 juin 2005), mais l’infrastructure est suffisante. Les manuels scolaires prévus ont été livrés et le salaire du personnel d’encadrement sera pris en charge.
 
Les priorités d’Aide et Action restent toujours l’éducation. L’Organisation des Nations Unies, à travers ses différentes officines, prend en charge de nombreux domaines : la santé avec l’OMS ou l’éducation avec l’UNICEF.
Lancement du Programme 1993
Zones d'Interventions Tori Bossito, Ouidah, Zê, So-Ava, Allada, Kpomassè, Toffo, Boukoumbé, Cobly, Djougou, Ouaké, Nikki et Bembèrèkè.
Nombre de Parrainages 3754
Nombre d'enfants bénéficiaires 99 823
Nombre d'écoles 358
Nombre d'instituteurs 1473
Nombre de salariés 37
Budget 450.164.880 CFA
ACTUALITE
La Chaîne de Solidarité pour l'Education au Bénin

Malheureusement, l’aide apportée ne suffit généralement pas. C’est pourquoi Aide et Action intervient sur les sites pour renforcer les capacités éducatives internes. Dès le début de l’intervention de l’association, un diagnostic a été réalisé concernant les potentialités des adultes présents. De ce diagnostic, il découle des besoins (alphabétisation ou formation professionnelle par exemple) ou des possibilités (la plupart des réfugiés ont un métier et il ne manque parfois que les compétences de transmission de savoir). Tous les enseignants sont des réfugiés. Il est vrai qu’il manque des professeurs d’espagnol, d’allemand et de sciences de la terre.

Récemment, l’Unicef a fait la demande auprès du gouvernement béninois pour que les élèves puissent passer leurs examens de fin d’année, au moins en septembre pour les cessions de rattrapage. C’est aujourd’hui acquis et les enfants ne perdront peut-être pas cette année scolaire. Tout dépendra de leur réussite. Deux enseignants béninois ont été recrutés pour former les professeurs réfugiés aux particularités des programmes scolaires du Bénin : les quelques différences doivent être assimilées par les élèves pour pouvoir se présenter aux examens locaux. Cette continuité facilite aussi l’organisation de la vie dans le camp, y compris pour les adultes. Si leurs enfants sont pris en charge pendant la journée, ils peuvent se consacrer à leur propre avenir.

Pour les étudiants, c’est plus délicat. Cette année sera perdue, c’est sûr, même si certains ont été embauchés au sein du camp pour servir d’enseignant aux plus petits. L’année prochaine, avec un peu de chance, les portes de l’université s’ouvriront…
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