Contexte institutionnel, économique et social
2004 a été marquée par la réorganisation géographique du pays, en vue d’une meilleure articulation entre les aspirations de la population et la politique générale de l’Etat. Madagascar, auparavant découpée en 6 provinces, compte désormais 22 régions. Cependant, le processus de décentralisation et de déconcentration est encore en phase de transition et les attributions des différentes structures ambiguës. On constate encore des problèmes de coordination entre les différents intervenants et la faible participation de la population aux décisions politiques.
D’autre part, la croissance économique ne suit pas la croissance démographique. L’inflation générale provoque des crises socio-économiques dans différents secteurs (transporteurs, étudiants, magistrats…).
En revanche, l’effacement total des dettes de Madagascar devrait permettre l’affectation de fonds aux secteurs prioritaires (éducation, santé, lutte contre la pauvreté) en vue d’atteindre les OMD, Objectifs Millénaires du Développement.
Madagascar bénéficie par ailleurs du soutien de bailleurs de fonds (Banque Mondiale, Union Européenne..) qui poursuivent leurs programmes de développement.
Le contraste entre les milieux urbains et ruraux est toujours flagrant. Le secteur tertiaire se développe rapidement dans les villes, alors qu’en zones rurales, l’agriculture et l’élevage stagnent, le marché du travail est étroit.
Contexte socio-éducatif
La disponibilité de financements extérieurs, la coopération régionale, la volonté des pouvoirs publics à travailler avec tous les intervenants de l’éducation, le regain d’intérêts des parents pour l’école sont autant de facteurs pour l’amélioration du système éducatif.
Depuis 2004, des réformes ont été menées dans l’éducation formelle, notamment :
- La prise en charge par l’Etat des inscriptions pour tous les élèves de première année.
- La fourniture de kits scolaires (cartable et trousse).
- La prise en charge de salaires des maîtres (auparavant souvent pris en charge par les associations de parents d’élèves).
- L’embauche de 7500 enseignants, recrutés localement et leur formation.
- La réhabilitation et la démultiplication des centres de formation de maîtres.
Des actions sont mises en places pour l’amélioration de la situation. On constate une mobilisation sociale pour être écouté et consulté par le Ministère.