Au début des années 90, le gouvernement dominicain fait un grand effort pour réformer le système éducatif. Malgré les aspects positifs de la réforme, les avancées n'ont pas été suffisantes et n'ont pas permis d'assurer les fondements de base pour la réalisation des objectifs fixés.
2003 a marqué le début d'un nouveau plan décennal d'éducation sous le nom de "Plan Stratégique de Développement de l'Education dominicaine". L’élaboration de ce plan a été possible grâce à l'appui technique de la Communauté Européenne et de l'Unesco. Ce plan cherche, entre autre, à augmenter la participation de la société civile dans la mise en place des projets éducatifs.
La volonté politique existe et le gouvernement cherche à développer la coopération avec les autres institutions intéressées par la thématique éducative. Les organismes privés sont appelés à participer au développement de programmes de participation communautaires, la construction d’écoles ou autre forme de coopération en éducation.
[1] Seuil de pauvreté: vivant avec moins de deux fois le panier de la ménagère. Seuil de pauvreté absolu: vivant avec moins d'un panier de la ménagère. Définition du Centro de Estudios para América Latina (CEPAL).
[2] Les enfants qui sortent du système éducatif sans avoir acquis les notions de compréhension lectrices et rédactrices sont des potentiels candidats à l'analphabétisme. Très souvent ils ne sont pas pris en compte dans le groupe d'analphabètes, car on considère qu'ayant assisté à l'école les notions sont automatiquement acquises. A ce groupe s'ajoute les « sans papier » qui ne font pas partie des statistiques, raison pour laquelle les estimations de la CELADE et de l'Etat dominicain sont sous évalués par rapport à la réalité dénoncée par les ONG que travaillent avec la population dominico-haïtienne. Ils estiment à 30 % le nombre d'analphabètes dans le pays.