Faire progresser l’éducation dans les pays les plus fragiles, c’est possible

Publié dans Education,News,Partnerships

Le 20 juin 2017 – également Journée internationale des réfugiés – le Partenariat mondial pour l’éducation a publié son rapport 2015/2016 sur les avancées effectuées relativement à ses objectifs en matière d’apprentissage, de systèmes éducatifs équitables, d’égalité des genres et d’inclusivité. Autant de thèmes abordés par Aide et Action dans son travail au quotidien avec les communautés de ses pays d’intervention.

Le rapport met en lumière des progrès significatifs, avec l’atteinte de 16 cibles sur 19 en 2016. Il montre que les efforts menés pour soulever davantage de fonds, aussi bien au niveau national qu’international, peut aller de pair avec une approche sectorielle basée sur les données factuelles et la responsabilité des acteurs pour promouvoir des systèmes éducatifs plus solides, plus flexibles aussi, et capables de fournir une éducation de qualité aux enfants et aux jeunes évoluant dans les pays et contextes les plus fragiles.

Un impact démontré sur l’apprentissage et l’égalité des chances, pour des systèmes plus robustes

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Le rapport met en avant les progrès effectués en matière de résultats d’apprentissage, d’égalité des chances et des genres, ainsi que d’inclusivité. En effet, deux tiers des pays disposant de données fiables montrent de meilleurs résultats scolaires. L’équité et l’inclusivité, thèmes activement défendus par Aide et Action dans nombre de ses projets, notamment au Vietnam, sont aussi à l’œuvre. Une proportion  plus importante d’élèves va au primaire et au secondaire dans les pays partenaires du PME, comparé à 2013. Cela est particulièrement le cas pour les pays en situation de conflit.

Mais la meilleure nouvelle, c’est que les systèmes éducatifs de ces pays deviennent de plus en plus robustes. De nombreux pays ont amélioré le ratio entre élèves et enseignants par classe. Trois quarts des partenaires du PME ont consacré 20% ou plus de la dépense publique à l’éducation. Comparé à 2015, où 30% des pays avaient partagé leurs données éducatives avec l’Institut de statistique de l’UNESCO, ils ont été 42% à le faire en 2016.

Un partenariat qui fonctionne, même s’il reste encore beaucoup à faire

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Ces avancées indéniables ne doivent pas cacher les efforts à fournir pour contribuer à une évolution sur le plus long terme. Le rapport note que le principe de responsabilité mutuelle des partenaires doit être renforcé, afin de s’assurer que chacun apporte sa pierre à l’édifice vers l’universalisation d’une éducation équitable et de qualité.

Le rapport revient également sur les objectifs non atteints en 2016 : les chiffres de la scolarisation en préscolaire, encore très faibles et face auxquels Aide et Action a mis en place de multiple projets d’éducation préscolaire et de la petite enfance, notamment au Mali, au Laos et à Madagascar ; la parité des sexes chez les enfants non scolarisés, où les filles restent fortement défavorisées (Aide et Action travaille sur ce thème au Cambodge notamment); et la concordance entre les méthodes de financement du PME et d’autres acteurs internationaux et les systèmes nationaux des pays partenaires.

À noter enfin, l’importance cruciale d’accéder à toujours davantage de données de bonne qualité, notamment en matière de méthodes d’évaluation de la performance des élèves, afin de soutenir les gouvernements efficacement vers l’accomplissement de leurs objectifs ; aussi, l’importance – et Aide et Action s‘y engage pleinement – de plaider pour l’expansion du financement international de l’éducation, alors que celui-ci a déjà tendance à baisser au sein de l’aide humanitaire globale.

Source : Partenariat mondial pour l’éducation (lien en anglais, 20 juin 2017)