L’Éducation largement abordée lors du Sommet mondial sur l’action humanitaire

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Cette année 2016 a marqué l’organisation du premier Sommet mondial sur l’action humanitaire à Istanbul, les 23 et 24 mai. Lancé à l’instigation du Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon, ce sommet avait pour objectif de définir les changements nécessaires à apporter au système humanitaire actuel afin de venir en aide plus efficacement aux personnes en situation d’urgence.

Aujourd’hui dans le monde, 125 millions de personnes se trouvent dans une situation  d’urgence ou de crise. À de nombreux égards, le monde vit actuellement la crise humanitaire la plus sérieuse depuis la Seconde guerre mondiale. Des millions de personnes fuient leurs pays pour échapper à la violence et à la famine, avec l’espoir d’assurer à leurs enfants un avenir meilleur.

L’Éducation au coeur des débats

 

Tout au long du sommet, l’Éducation a pris une part centrale dans les discussions. Autant les discours d’ouverture que les sessions spéciales ont abordé l’importance de l’éducation pour les personnes en situation de crise ou de conflit, soulevant la question du potentiel gâché de près de 75 millions d’enfants et de jeunes aujourd’hui  en âge d’aller à l’école mais non scolarisés car exposés aux crises.

Parmi les moments forts, le lancement officiel d’un nouveau fonds pour remédier à la crise mondiale de l’éducation : Education Cannot Wait (« L’éducation ne peux pas attendre »)  a pour but de fournir une éducation de qualité à 13.6 millions d’enfants en situation d’urgence ou de crise prolongée sur les cinq ans à venir. Visant 3.85 milliards de dollars sur cette période, le fonds a pour stratégie de combler l’écart entre l’aide humanitaire en situation de crise et le développement de long terme.

Mme Julia Gillard, la présidente du Partenariat mondial pour l’Éducation, a ainsi déclaré : « Education Cannot Wait a été conçu pour que nouvelles méthodes de travail s’accompagnent de nouvelles ressources. Notre réponse à la crise éducative sera mieux coordonnée, et notre capacité à agir améliorée. Le PME continuera de soutenir Education Cannot Wait. Nous nous y engageons. » Anthony Lake, Directeur exécutif de l’UNICEF, a lui insisté sur l’urgence en matière de financement :  « L’éducation ne peut pas attendre car elle offre la sécurité. Elle ne peut pas attendre car elle assure un avenir à des sociétés entières. Elle ne peut pas attendre car elle sauve des vies. »

Protéger l’Éducation en période de crise

 

L’Éducation a dominé un autre panel, intitulé « Éducation en situation d’urgence : vers une réponse ferme des nations africaines » et organisé conjointement par le PME, la Commission européenne pour l’aide humanitaire et la protection civile, le HCR et l’UNICEF. Le panel a insisté sur la nécessité de protéger l’environnement éducatif dans les pays fragiles, où les attaques contre les écoles sont fréquentes et mettent en danger enfants, enseignants et parents. Une planification sensible aux conflits est indispensable et doit être davantage promue, comme l’a souligné Mme Julia Gillard.

De manière générale, l’un des grands thèmes du Sommet mondial sur l’action humanitaire a été la question du lien entre phase d’urgence et développement à long terme, qui ne peut que mettre en lumière le rôle de l’Éducation dans un tel processus de transition. Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, l’a bien résumé : « Sans des écoles sûres pour les enfants, il ne peut y avoir ni développement durable, ni paix. »

Source : Partenariat Mondial pour l’Éducation