Les filles : « une force libre et inarrêtable »

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L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 11 octobre Journée internationale de la fille, afin de reconnaître les droits des filles et les obstacles particuliers auxquelles elles se heurtent. C’est sous le thème «Les filles : une force libre et inarrêtable » que la Journée internationale de la fille a été célébrée cette année.

L’UNESCO affirme que : «  132 millions de filles sont encore déscolarisées et 9 millions d’entre elles – contre 3 millions de garçons –  n’entreront jamais dans une salle de classe. » Les causes de l’inégalité de genre sont multiples : les pratiques culturelles, les mariages précoces et les violences basées sur le genre sont les plus fréquentes. C’est pourquoi, il est aujourd’hui  indispensable de mettre en place un environnement d’apprentissage sûr, sensibiliser les communautés à l’éducation des filles et investir dans leur enseignement secondaire et non seulement le primaire, si nous voulons atteindre une égalité de genre d’ici 2030, conformément à l’Objectif de développement durable N°4.

Briser les barrières

Pour Aide et Action, l’éducation reste le meilleur outil pour lutter contre les injustices et les inégalités que les femmes subissent quotidiennement. C’est pour cela que bon nombre de nos projets sont directement orientés à favoriser l’accès des filles et des femmes à l’éducation ou comportent une dimension genre. Pour cette Journée internationale 2019, nous avons voulu attirer l’attention sur le travail qui reste à faire mais aussi mettre en lumière les avancées réalisées dans l’autonomisation des filles.

Notre projet « Ecoles amies des filles » en Guinée ou bien les cours d’alphabétisation et d’autonomisation pour femmes au Burkina Faso en sont des exemples. Aussi, lancé en 2014 en Inde, notre projet « Enlight » permet à 2000 filles issues de groupes sociaux défavorisés et vulnérables de bénéficier d’une éducation et d’un accompagnement adaptés à leurs besoins spécifiques. Notre projet de gouvernance scolaire au Togo a permis aux filles telles que Chimène, 8 ans, de profiter de gouvernements scolaires pour gagner de confiance en elles et d’établir la place des femmes comme actrices importantes de la communauté et de la société dès leur plus jeune âge. Au Laos, le taux de fréquentation des filles au secondaire est inférieur à 50% et cette disparité découle directement des normes sociales de genre. Pour pallier à cela, nous avons mis en place un camp de formation au leadership et à l’entreprenariat pour les jeunes femmes âgées de 14 à 22 ans.