Trente ans de la Convention relative aux droits de l’enfant : aperçu des travaux d’Aide et Action en Inde

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Trente ans après l’engagement historique de l’adoption de la Convention des droits de l’enfant par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989, nous vous proposons de revenir sur le travail d’Aide et Action en Inde qui a contribué à transformer la vie des enfants.

Défendre le droit à l’éducation

L’exploitation des enfants, pauvres et non éduqués, est facile car leurs droits restent méconnus et hors de leur portée. L’exploitation augmente de manière exponentielle si ces enfants appartiennent à d’autres groupes défavorisés, notamment les filles, les enfants migrants, les enfants issus de minorités ethniques, les enfants handicapés, etc. En effet, sans école, il est très difficile de sensibiliser les enfants et les communautés. Pour résoudre ce problème, en Inde, Aide et Action a encouragé l’accès et la qualité de l’éducation pour tous, conformément à la loi de 2009 sur le droit à l’éducation gratuite et obligatoire, notamment en améliorant l’inscription et la rétention des enfants à l’école par le renforcement des comités de gouvernance scolaire. « Le suivi mené par la communauté est essentiel au meilleur fonctionnement des écoles. Gardant cela à l’esprit, nous nous concentrons sur la formation et le renforcement des comités de gestion d’école », a déclaré Saravana Kumar, responsable du projet de développement de l’école de Bandipur. Des clubs et des parlements d’enfants ont été créés pour encourager la participation des enfants aux questions centrales liées au fonctionnement de l’école de manière démocratique. De plus, les enfants ont désormais un meilleur accès aux droits nutritionnels et médicaux, ce qui les aide à se concentrer en matière d’éducation. «Dans le projet ENLIGHT, nous accompagnons des fillettes issues de circonstances difficiles dans 9 villes indiennes. Plus précisément, nous fournissons un soutien médical et nutritionnel adapté aux filles handicapées et aux fillettes affectées par le VIH. Nous veillons à leur fournir un soutien psychosocial, médical et nutritionnel, les préparant ainsi à accéder à l’éducation dans les meilleures dispositions », a déclaré Sajeev Balan, –responsable du développement du programme, pour Aide et Action en Asie du Sud.

Garantir leurs droits aux exclus

Les enfants migrants sont souvent privés de soins et de prise en charge précoce, ils sont négligés et insuffisamment considérés. En l’absence de crèches et de services d’accueil des jeunes enfants, la transition vers une éducation formelle reste incomplète. La migration retarde également l’entrée à l’école, empêche ou interrompt la scolarité, provoque l’abandon scolaire et rend les enfants vulnérables et plus susceptibles d’être exploités. Notre intervention soutient les enfants migrants dont les parents travaillent dans des briqueteries et des chantiers de construction dans les États indiens d’Odisha, Madhya Pradesh, Tamil Nadu, Telangana et Bihar. Grâce aux centres d’éducation et de garde d’enfants mis en place avec le soutien des employeurs, les jeunes migrants bénéficient d’un environnement, d’une prise en charge et d’une éducation sûrs sur les chantiers. L’appui des services locaux intégrés de développement de l’enfant, des écoles et des centres de santé publics a permis l’accès aux droits à la nutrition, à la santé et à l’éducation. «Nos interventions ont aidé les parents et les employeurs à comprendre la nécessité d’éduquer les enfants sur les lieux de travail. Avec la mise en place des CCLC, nous pourrions nous assurer que tous les sites de travail sur lesquels nous opérons sont devenus des zones où il n’y  pas de  travail des enfants. Les parents ont même commencé à envoyer leurs enfants dans des écoles formelles à proximité », informe Umi Daniel, directeur – Migration et éducation, Aide et Action Asie du Sud.

Protéger les droits des enfants après des catastrophes

Les enfants sont extrêmement vulnérables aux catastrophes. Dans de telles situations, ils sont très exposés aux abus, à la violence, à la négligence et à l’exploitation. C’est pourquoi, Aide et Action a mis en place des espaces sûrs et adaptés aux enfants où ils reçoivent un conseil psychosocial et sont encouragés à apprendre et à jouer avec leurs pairs. Cela les aide à se remettre du traumatisme et à développer une attitude résiliente. Par exemple, les enfants touchés par le cyclone Fani à Odisha ont eu accès à des espaces amis des enfants où des volontaires qualifiés les engagent dans diverses activités créatives leur permettant de soigner les traumatismes consécutifs à une catastrophe. Les enfants reprennent leur scolarité une fois les écoles endommagées reconstruites et fonctionnelles.

Aide et Action continuera à défendre et à promouvoir l’éducation en tant qu’outil permettant aux enfants et aux communautés de prendre conscience de leurs droits. C’est ainsi que nous pourrons briser  le cycle de la pauvreté et ouvrir la voie à un avenir durable et équitable.